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La viande bio s’introduit dans les rayons boucherie

Nos plats se composent davantage de viande bio. 2014 a vu l’augmentation de sa production de 9,67% comparée à l’année précédente. En une décennie, la quantité abattue a triplé soit près de 27 000 tonnes. Le marché de l’ensemble des produits bio représente une hausse de 10%, soit plus de 5 milliards d’euros, dont 12% pour les viandes (600 millions d’euros).

La consommation française de viande se fait autrement. Plus de la moitié des clients ont déjà dégusté le bio et 16% veulent en consommer dès qu’elle est disponible sur le marché. Depuis les scandales successifs, allant des lasagnes à la viande chevaline en passant par l’agneau OGM et la vache folle, l’image du secteur agroalimentaire est touchée.

Les bovins constituent les 2/3 de la viande bio. Composés majoritairement de vaches, ils ont connu une hausse de 15% soit plus de 16.000 tonnes. Ensuite, on trouve les porcins (9570 tonnes) et les ovins (1145 tonnes). Si le nombre de bovins du secteur classique connait une crise, celui certifié bio s’accroit de 6%, ce qui génère des revenus stables et des prix intéressants favorisant ainsi son développement.

Au même rythme que le secteur bovin, le nombre abattu d’ovins s’accroit de 15%, même si le nombre total d’agneaux bio disponibles est relativement faible. Quant au secteur porcin, le volume stagne, n’accusant que 1% de hausse l’année dernière. La mutation en 2014 de 21 fermes porcines vers la filière bio augmente le nombre de fermes à 348, ce qui devrait normalement relancer le secteur.

Célia Pasquetti d’Interbev signale que le nombre de points de vente bio est encore insuffisant (1/10 propose des viandes bio). Ce sont surtout les grandes surfaces qui arrivent à mieux vendre (51% du total des ventes en 2014), soit une hausse de 13% comparée à 2013. Sur les volumes vendus, les boucheries font 16% des ventes, les magasins spécialisés réalisent 13% des ventes, la commercialisation directe totalise 11% des ventes et le secteur de la restauration a fait 9% des ventes.

Son prix onéreux pourrait constituer un frein à sa commercialisation même si 56% des consommateurs estiment que son coût élevé est justifié. Biocoop est le pionnier français de boutiques bio. Le responsable de sa filière animale, Frank Bardet, affirme que les dépenses sont élevées en bio, entrainant une hausse de 20 à 50% du prix définitif.

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