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Quand les producteurs de lait et de céréales virent complètement au bio

L’agriculture biologique, plus connu sous bio séduit de plus en plus de producteurs. Des producteurs qui troquent ainsi plusieurs années d’expérience contre une nouvelle aventure, où la qualité des produits, l’autonomie alimentaire ou encore la diminution des produits phytosanitaires est privilégiée. Maryline et Jérôme Brindeau n’en sont pas épargnés et expliquent comment ils ont décidé de modifier leur manière de produire.

Passage au bio des producteurs : l’étape de la prise de conscience

Ils s’appellent Maryline et Jérôme Brindeau. Et font partie des producteurs qui ont décidé de passer au bio. Au commencement, en 2009, les époux reprennent les rennes d’une entreprise familiale. Néanmoins, cette ferme parentale révèle aussitôt des anomalies qui attirent sans attendre l’attention des nouveaux producteurs : les terres ne sont fréquentées par aucun verre de terre et les rendements s’avèrent décevants. Cela notamment en raison des méfaits des produits phytosanitaires utilisés jusque-là massivement et de la mécanisation intensive, comme en témoigne l’époux Brindeau. Des faits qui d’emblée font réagir le couple qui décide catégoriquement de se lancer dans l’agriculture bio. Mais, ce n’est pas tout, leurs vaches, malades, car notamment fragiles du foie ont encouragé ces fermiers à stopper entièrement la production de maïs.

Quand le système conventionnel éteint la passion pour le métier d’agriculteur

Pour les époux Brindeau, il est clair que le système d’agriculture conventionnel ralentit les affaires. Pire, au vu de leur progression, à l’époque, ces producteurs arrivent à un point où ils réalisent qu’ils veulent revivre la passion de leur métier. Et les divers cas de cancer dans la famille forment alors la goutte d’eau. Ainsi, ces derniers passent au semi-direct une année après la reprise de la ferme et décident de supprimer leur production de céréales, dont il reste une petite parcelle sur les 100 ha anciens. La production de maïs est prévue en outre être entièrement supprimée dans l’année. Pour leur part, les vaches de la ferme, désormais mieux nourries, devraient pouvoir produire les 630 000 litres de lait escomptés dans le cadre de la politique agricole commune.

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